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LE VIVANT

Phénomène stable sur des milliards d'années sur une planète, qui construit et anime des êtres vivants interdépendants dans la matière, auquel l'espèce humaine appartient.

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Etre par nature

Le Vivant est fait de matière et utilise de manière parfaitement maitrisée ses propriétés inertes (non vivantes) pour construire et animer les êtres vivants : du foisonnement probabiliste de la matière à l'échelle quantique avec les interactions électromagnétiques, jusqu'à la gravitation et les interactions matérielles physiques à notre échelle macroscopique.

 

Les êtres vivants sont construits dans un contexte physique (milieu liquide, solide, gazeux; pression; température; gravitation;...) et chimique (composition chimique du milieu ambiant, respiration, alimentation autotrophe,...) donné et ne peuvent pas survivre dans des contextes trop différents.

Si nous faisons un bilan très macroscopique de la nature constitutive des êtres vivants:
    
- sa définition élémentaire semble être basée sur une structure commune: la cellule (sans noyau procaryote, avec noyau eucaryote), avec au centre le programme génétique quasiment universel (association ADN, ARN, acides aminés, protéines quasiment identique pour l'ensemble du Vivant terrestre) semblant jouer le rôle de gestion de l'information de construction des être vivants (archivage, évolutions, corrections).

  
- sa construction et son évolution semble s'opérer autour de trois mécaniques:

  • la digestion:

    • autotrophe : capable de construire sa propre matière organique à partir de matière "inerte" et d'énergie (lumière): gaz, eau, minéraux;

    • hétérotrophe : se nourrit de matière organique produite par d'autres êtres vivants; digestion d'autres êtres vivants (proie-prédateur), digestion de matière organique produite par d'autres êtres vivants (principe de coévolution : commensalisme, le mutualisme, l'antagonisme, le parasitisme et la symbiose).

  • la division cellulaire: réplication à l'identique d'une cellule (mitose), existe jusqu'aux échelles macroscopiques avec l'existence de la parthénogenèse chez quelques espèces,

  • la fusion cellulaire: une cellule se divisant en deux "demi cellules" (méiose d'une cellule donnant deux gamètes), qui fusionnent avec une gamète issue d'une autre cellule, pour donner une nouvelle cellule; c'est la reproduction sexuée présente à toutes les échelles (désir, séduire, construction de liens familiaux).

- enfin ses capacités de construction pourraient être résumées ainsi :

  • capacité de construction d'une séparation topologique : barrière physique intérieur/extérieur (paroi de la cellule à l'échelle microscopique, peau à l'échelle macroscopique).

  • capacité de construction d'une identité biologique : reconnaissance du soi et non soi (système immunitaire); reconnaissance de son groupe d’individus semblables/reproducteurs (espèce); reconnaissance des proies/prédateurs (place dans la chaine alimentaire).

 

  • capacité de construction de fonctions évoluées:

    • de perception de l’environnement (les sens: la vue, l'ouïe,...)

    • de traitement de l’information opérationnelle (le système nerveux, le cerveau,...)

    • de mobilité (les membres, nageoires, ailes,...)

Cette définition cellulaire du vivant aboutit donc à des séparations entre groupe d'individus vivants qui sont capables de se reproduire entre eux (les espèces), groupe d'individus ayant une place dans la chaîne alimentaire (alimentation hétérotrophe) et étant l'acteur de l'équilibre d'une biosphère (ensemble d'êtres vivants co-existant, dont l'existence de l'un dépend de celle des autres). L'espèce humaine semble aujourd'hui être une espèce en bout de chaîne qui n'a (pratiquement) plus de prédateur de son vivant et qui dépend donc du bon équilibre de l'ensemble des chaînes du vivant qui la nourrit.

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Le foisonnement de la vie dans une profusion d'intéractions

Pour ne pas trop figer nos représentations du fonctionnement du Vivant autour de cette mécanique cellulaire élémentaire, qui pourrait éventuellement mener à la cristallisation de cultures hétérosexuées exclusives et intransigeantes, il faut bien se rendre compte que le Vivant construit et anime des êtres vivants dans un foisonnement infini d'interactions à toutes les échelles.

Par conséquent, l'existence d'une définition univoque et exclusive de ce qu'est "être un être vivant" semble ne pas être envisageable.

 

La vie construit et anime des êtres vivants dans un tel foisonnement des interactions de la matière qu'il semble complètement cohérent qu'il existe une diversité infinie d'expression de toutes les intensités du vivant (d'un point de vue statistique, une "distribution normale" de la population autour de moyennes pour chaque caractère devrait être très probable).

 

Par exemple, il semble cohérent que l'expression de la fonction vitale sexuée s'étende sur toute la plage des possibilités (hétérosexué, bisexué, asexué, homosexué,... transsexué):

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avec des niveaux d'intensité différents et variables dans le temps, depuis aucun besoin jusqu'à un besoin d'une activité sexuelle quotidienne:

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ATTENTION : ces deux courbes ci-dessus ont été tracées à la main à partir de données approximatives. Elles pourraient être de bonnes synthèses pour aborder ces questions et pourraient être précisées par l'Organisation mondiale de la santé par exemple.

L'idée derrière de telles courbes est de décrire la réalité, de décrire complètement la biodiversité existante. Il ne s'agit pas de les lire ou de les utiliser à l'envers avec une intention de normaliser la réalité. Ce type de description doit justement pouvoir nous permettre d'éviter l'élaboration de règles dogmatiques qui seraient contraires à notre nature (par exemple, nous ne sommes pas libres de choisir notre caractère sexué ni son intensité: le fait que nous soyons homosexuels, hétérosexuels, etc... est une réalité de nature). Ces descriptions ne seraient d'ailleurs pas figées et pourraient évoluer dans le temps et l'espace en fonction des contextes de chaque milieu où la vie continuera.

Une analyse des différences hommes/femmes, homos/hétéro/bi/...sexué, pourraient notamment être poussée pour permettre une meilleur compréhension des différents partenaires : par exemple, la courbe ci-dessus pourrait avoir pour la femme des variations mensuelles d'intensité dues au cycle menstruel; elle pourrait aussi être modifiée pendant les phases de grossesse et d'allaitement; alors que l'homme aurait une courbe plus continue.

Comme manger et respirer, la fonction sexuée semble centrale pour tous les êtres vivants, expression de notre capacité à reproduire la vie, à garantir la pérennité du phénomène auquel nous appartenons. Cette fonction étant au cœur de la construction de l'ensemble des êtres vivants, il semble alors très cohérent que cette fonction soit à la fois une des interactions les plus puissantes (attirance, désir, lien amoureux), et à la fois une des interactions les plus intimes et sensibles (dit autrement, le choix des personnes avec qui peut se réaliser une relation sexuelle serait une décision à caractère exclusivement privé, et n'aurait aucune justification à donner si le consentement des personnes impliquées dans la réalisation de cette relation était réel).

 

Il apparaît aussi très cohérent que le vivant ait muni l'aboutissement de cette fonction d'un sentiment de satisfaction les plus intenses que nous connaissions (plaisir, orgasme), et à l'opposée, de souffrances les plus terribles lorsque cette interaction échoue, ou lorsqu'elle est abusée.

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Les fonctions vitales des êtres vivants

Conformément aux mécanismes cellulaires originels décrits ci-dessus, les êtres vivants ont des fonctions vitales, des capacités intrinsèques, leur permettant de se maintenir en vie, de se reproduire et de protéger leur biosphère (le milieu vivant dans lequel ils évoluent).

Sans rentrer dans le détail du fonctionnement des êtres vivants (biologie, médecine), pour résumer ce tout premier niveau de réalité cellulaire de nature du vivant en des mots plus simples et plus concrets pour notre quotidien d'être vivant humain, ces fonctions vitales pourraient être regroupées en trois catégories:

  • Se protéger :

    • Au niveau de l'organisme : système immunitaire,

    • Au niveau de l'individu et du groupe: capacités d'auto-défense pour sa propre survie, passent notamment par:

      • l'accès à la connaissance du monde pour que ces capacités soient en adéquation avec le monde dans lequel l'être vivant existe,

      • Le droit à la construction d'un lieu de vie à usage strictement privé (logement, territoire)

  • Se nourrir : avoir accès à une nourriture adaptée à son organisme (hétérotrophe pour l'espèce humaine) et diversifiée dans le contexte de vie de l'individu permettant la continuité de construction du vivant.

  • Se reproduire :

    • pouvoir vivre son caractère sexué le plus complètement possible dans le respect des désirs et des limites de ses partenaires,

    • pouvoir accueillir la nouvelle vie dans un cadre protecteur s'ouvrant progressivement à toute la réalité connue du monde (reboucle sur Se protéger).

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Si, poussée à l'extrême, l’une de ces trois composantes se trouve en défaut ou bien est en danger du fait d’un contexte défavorable, alors "l’intensité du vivant", cette "source de vie" qui n'a d'autorité qu'elle même à l'origine de la construction du vivant, peut s’amplifier et se manifester sous forme "d’une rage de vivre", la "nature reprenant ses droits", les fameux "raisins de la colère" pour ne citer qu'un exemple, qui pourrait vouloir détruire l'agresseur, l’ennemi identifié.

Dit simplement, aux deux extrêmes, nous sommes capables de tuer pour défendre ce qui nous parait essentiel, comme nous pouvons mourir de voir ce qui nous parait essentiel disparaitre définitivement.

 

Cette réaction naturelle des êtres vivants semble avoir poussé l'espèce humaine à plusieurs reprises au cours de son histoire à entrer en guerre pour détruire son ennemi, qui parfois pouvait se trouver être l'ordre établi (par exemple le pouvoir absolu de droit divin).

Pour l'espèce humaine en particulier, le vivant semble avoir lié cette capacité d'auto-défense à une tension constante entre:

  • ne jamais voir diminuer son pouvoir (ce qui est acquis),

  • une volonté toute-puissante de justice,

  • l'espérance d'être sur la bonne voie.

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​Tension pour laquelle nous pouvons rester vigilants, la mettant régulièrement à l'épreuve du monde en franchissant nos frontières et en acceptant les retours de l'extérieur, afin qu'elle ne s'enferme pas à grande échelle dans un aveuglement figé (fanatisme).

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Comme expliquer dans la page "L'origine du vivant", que nous ayons connaissance ou non du principe à l'origine du vivant, il n'en reste pas moins que nous appartenons à un phénomène homogène, stable et d’une robustesse phénoménale sur des milliards d'années sur une planète.

Pour les personnes décidant de vivre selon des modes de vie qui mettraient en défaut l’une de ces composantes premières de l’intensité du vivant (se protéger/se nourrir/ se reproduire), par exemple le vœux de chasteté dans certaines religions, il est alors essentiel de prendre cette décision en connaissance de cause et de bien connaitre avant de faire ce choix la nature de son propre caractère sexué et son intensité (hétéro, homo, asexué, bisexué… sachant qu’un caractère asexué facilitera bien évidemment un tel choix).

Si le cadre d’une religion peut permettre de canaliser l’énergie de ces capacités vitales pour les orienter dans la quête intérieure de la source de vie, cette décision pourrait aussi entrainer de véritable souffrance si elle se fait dans le déni d’une réalité de nature, souffrance qui pourrait rendre la vie de ces personnes un véritable enfer, là où cette quête devait justement amener un état de paix intérieur.

Cette homogénéité de nature semble donc le centre de tout être vivant, donnant à tout être vivant une énergie de vie (au sens physique du terme: capacité d'être animé, de mettre en mouvement la matière) et un ensemble de capacités de nature qui demandent à chaque instant le respect...

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